To top
11 Jun

Kanthos “Les Victoires de la Musique ? Un peu long, mais…”.

Kanthos - ParisFaces - Portrait

Nouveau lieu, nouveau portrait. Rencontre avec Anthony alias Kanthos, Responsable marketing digital au sein de la Maison Barclay. Une interview à base de saucisson et de vin de Loire à deux pas de la salle du Trianon. Ndlr: l’interview a été réalisée en avril dernier.

Paris Faces: Est-ce que tu peux te présenter en 3/4 phrases pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Kanthos:
Anthony, 34 ans, Parisien depuis 5 ans uniquement. Je me mets une crème sur le visage tous les matins et me passe de l’eau froide tous les soirs. C’est mon remède pour faire jeune. À part ça, je vis dans un monde musical et digital. Je mets du digital dans la musique et inversement.

Paris Faces : Peux-tu nous présenter le lieu et pourquoi l’avoir choisi ?
Kanthos:
On est au Petit Trianon même si je voulais aller au Trianon. Un clin d’œil parce que je bosse dans la musique et le Trianon c’est pour moi la plus belle salle de concert de Paris. C’est un lieu magnifique que l’on sent chargé d’histoire. On a envie d’être dans les années 30, belle époque, monter cet immense escalier qui nous emmène dans un grand hall, accompagné de sa copine vêtue d’une belle robe pour ensuite aller danser. Mais comme tu le vois, ce soir le Trianon est fermé ; le Petit Trianon c’est le bar à côté où on a l’habitude de se retrouver avec les collègues avant ou après un concert. Je me suis dit que s’il faisait beau, on pourrait se mettre en terrasse. Bon on est terrasse, on est les seuls d’ailleurs (rires) et … il fait gris.  La dernière fois que je suis venu ici, c’était pour le concert de Nick Mulvey. On s’est retrouvés ici avant avec ma copine.

Photo-31-05-2015-00-42-30

Photo 31-05-2015 00 39 47

Paris Faces: Peux-tu partager un ou plusieurs artistes découverts récemment ?
Kanthos : Pond, c’est un de mes meilleurs albums 2015. Ne me demande pas chez qui c’est sorti. C’est un peu barré… Indie-Electro-Pop-Alternatif. Hyper complet. C’est vraiment un de mes albums phares du début d’année.

Paris Faces: Si tu arrêtais de bosser dans la musique, tu ferais quoi ?
Kanthos:
Ça fait 5 ans que je bosse dans la musique. Pendant 1 an, j’avais monté ma boite de com’ où je bossais pour des PME/PMI, la communication de communes. Je réalisais leurs campagnes et plaquettes. Après ça, j’ai été responsable com’ d’une école d’ingénieurs en Horticulture et Paysage. La seule école d’ingé en Horticulture en France. En même temps en 2007 j’ai commencé à animer des émissions sur Radio Campus Angers, puis j’ai monté mon blog, on devait être 3/4 audioblogs à l’époque spécialisés en electro, à organiser des soirées, développer un net label, et voilà.
Aujourd’hui, si je devais faire autre chose ? Je monterais un concept : j’ouvrirais une boutique genre librairie / expo-photos qui propose des boissons sans alcool où l’on peut faire découvrir des nouveaux talents.

Paris Faces: C’est ça qui te plait dans la musique, découvrir des nouveaux talents ?
Kanthos:
Ce qui me plaît c’est de découvrir des talents et faire en sorte que le plus grand nombre de personnes les découvre à leur tour et se mette à les écouter et surtout à les aimer. Quand tu te retrouves aux Vieilles Charrues avec 30.000 pèlerins qui chantent, ou mieux, un inconnu dans le métro qui fredonne l’air que tu as développé… ça te fait plaisir. Même les choses que je n’aime pas. Je n’écoute pas tout ce que l’on sort dans le label.

Paris Faces: C’est honnête. De toute façon, c’est impossible d’aimer tout ce que sort un label non ?
Kanthos: C’est impossible. Le mec qui dit tout aimer, il est prêt à aimer n’importe quoi. Tu ne peux pas tout aimer. Mais tu as du respect pour ces gens-là qui sont artistes et qui font des choses que tu es incapable de faire. Aujourd’hui encore, les gens qui chantent aux concerts – même si je n’aime pas trop l’artiste a-priori – ça me donne des frissons. Tant que j’ai ça, je n’ai aucune raison de changer de métier. Quand j’aurai plus ça, c’est que je serais blasé. Il faudra se poser la question “Qu’est ce que je fais maintenant ?”. Mais quand tu as un de tes artistes qui remporte une Victoire de la Musique, t’es fier. Fier d’avoir travaillé pour cet artiste qui est heureux, qui gagne sa vie. Et les gens sont heureux de l’écouter, ils l’ajoutent à leur playlist, le partagent sur Facebook, en parlent à leurs potes…

Paris Faces: Mais pour revenir aux Victoires de la Musique, c’est un peu chiant quand même non ?
Kanthos : La cérémonie ? Ouais c’est un peu long. J’ai pas assisté à l’émission cette année. L’an passé j’y étais avec La Femme. C’était fun. Mais oui la cérémonie est un peu longue, il faudrait la revoir. Pour autant, je suis pas d’accord avec les critiques sur les Victoires de la Musique pour différentes raisons. La première c’est qu’elles viennent essentiellement de personnes qui n’écoutent pas ce qui passe aux Victoires. C’est très parisiano-parisien. On oublie le goût de 60 millions de personnes qui écoutent France Bleu, Virgin Radio, qui vont acheter des CDs en hypermarché.

La Victoire de la Musique ça permet aussi de démocratiser, faire connaître l’artiste récompensé à un autre public. Je pense à Benjamin Clémentine récompensé cette année par exemple. Comme Christine (And The Queens).

Après je suis d’accord, on essaie de faire des shows à l’américaine mais on n’y arrive pas. Comme pour les séries, on a mis le temps.

Paris Faces: C’est quoi l’album qui tourne en boucle chez toi en ce moment ?
Kanthos :
Plutôt des trucs calmes. Pendant longtemps, il y a eu Banks. Là, je viens de brancher ma platine vinyle que l’on m’a offerte à mon anniversaire, ça va plutôt être un un vinyl de Chet Baker acheté au Disquaire Day.

Photo 31-05-2015 00 36 18

Kanthos - Petit Trianon - ParisFaces

Paris Faces: Quelle est la 1ère chose que tu fais le matin ?
Kanthos : Je pense répondre comme tout le monde. Mon réveil sonne, je prends mon portable. Je regarde d’abord mes emails pro, ensuite Facebook, Twitter, l’appli Le Monde et Instagram. Et il peut se passer une demi heure à 1h où je reste au lit. Le matin, j’écoute la radio mais je n’aime pas trop le bla-bla. Alors, j’écoute Nova, FIP ou bien je mets un album.

Paris Faces: Est ce que 0,99 cts ou 1,29€ c’est un prix juste pour un morceau sur Internet ?
Kanthos : On entend souvent des gens se plaindre du prix de la musique en ligne, que ce soit au téléchargement sur iTunes par exemple ou du prix de l’abonnement streaming sur Deezer ou Spotify. Et le débat concerne aussi surtout la part que garderait les maisons de disques par rapport à la part touchée par l’artiste. Mais ce que tout le monde oublie, c’est que cette part pour les labels, c’est du brut. Il faut ensuite déduire toute les charges de fonctionnement, les frais liés au matériel, et puis surtout, les personnes comme moi qui travaillons à temps plein pour faire connaitre ces artistes. Je ne travaille pas bénévolement, je pense que tout le monde s’attend à recevoir un salaire à la fin du mois.

N‘oublions pas qu’aujourd’hui pour 10€ par mois, on peut avoir accès à une offre musicale des plus larges, et partout avec soi. Alors qu’avant pour 10€ par mois, on avait un cd en promo ou un prix vert à la Fnac.

Paris Faces: Le pire endroit où on t’a déjà emmené ?
Kanthos : Le soleil de la Butte à Montmartre. Café de quartier mais avec une salle en bas. J’y suis allé une fois. C’était horrible. N’emmène jamais de copines là-bas. Une fille là-bas, tous les mecs autour façon The Walking-Dead. Musique pourrie, plus jamais. J’ai détesté.

Paris Faces : Est-ce qu’il y a une question que je ne t’ai pas posée et à laquelle tu aurais voulu répondre ?
Kanthos : “C’est quoi ton dessert préféré ?” La tarte aux fraises. Je suis connu pour être un gourmand. D’ailleurs, j’ai lancé le hashtag #PassionDessert grâce à Hélène de Sony (big up). Je ne suis pas trop les photos de bouffe sur Instagram. Mais mes potes me mentionnent sur leurs photos #PassionDessert.

Photo 31-05-2015 00 38 58

Kanthos_ParisFaces_Portrait_v2

Paris Faces : #PassionDessert c’est le hashtag que tu utilises le plus souvent sur Instagram ?
Kanthos : C’est possible oui. Ou bien #Sacha, mon chat. Je n’utilise pas tellement de hashtags. D’ailleurs ça m’énerve les gens qui publient une photo avec 50 hashtags pour attirer le like. Je suis pour le hashtag marrant qui n’a pas de sens.

Paris Faces: Qui sont les 3 dernières personnes que tu followes sur Instagram ?
Kanthos: Alexstrohl, un photographe. Paris Faces (sic). Et Victor Malecot de 10DaysinParis qui m’a pris en photo à la Villa Schweppes.

Paris Faces : Si tu devais désigner la personne pour le prochain portrait ?
Kanthos : Amel d’UglyMely, collectionneuse de sneakers, très sympa, très drôle. Tu lui demanderas combien de baskets elle a. Elle est atypique. Et François de Street-Tease Magazine. Ma toute 1ère interview qui était par mail ou MSN, c’était avec lui en 2007/2008. Il bosse pour Télérama Sortir. C’est un mec en or, je ne le vois pas assez souvent.

Paris Faces : Tu peux nous proposer un morceau pour illustrer cette interview ?
Kanthos : Un morceau calme pour conclure.

Paris Faces : Ça va, tu as passé un bon moment ?
Kanthos : Je suis content de te revoir et qu’on puisse passer du temps ensemble depuis notre “fâcheuse” expérience dans un hôtel mythique (rires). Ndlr: Bonus pour ceux qui ont tout lu : la vidéo (Vieilles Charrues 2010).

——–
Quelques liens pour suivre Kanthos : Twitter et Instagram
——–

[single_bg url=”http://www.parisfaces.fr/wp-content/uploads/2015/06/ParisFaces_PetitTrianon_Kanthos.jpg”]

JohnnyBGoode

Johnny B. Goode, pas tout à fait 30 ans, parisien et hyper-connecté (what a cliché !). Un (bon) goût prononcé pour les belles choses. Ex-CM en agence, désormais en charge des digital PR au sein d’une maison de luxe

4 Comments

Leave a reply

Follow @JohnnyBGoode on Instagram