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28 Apr

Rudy (Paris New York) “Un burger ça doit être trash et cochon”

Rudy Guénaire - Paris New York Restaurant Burger

Nouveau portrait, nouveau lieu. Rudy Guénaire, fondateur du Paris New-York (PNY) a donné rendez-vous au PNY Marais, ouvert il y a quelques jours. Une rencontre dans l’un des temples du burger (qu’il souhaite “trash et cochon”) autour d’un Smoky blue, une assiette de cheddar fries et une limonade maison… pour faire glisser.

Paris Faces: Est-ce que tu peux te présenter en 3/4 phrases pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Rudy: Rudy, aspirant restaurateur. 3 restaurants “Paris New York” (PNY). Je suis passionné d’architecture, de bonne bouffe et d’hospitalité dans son sens très général. C’est à dire, accueillir et être au service des gens. Ah oui et aussi, j’aime tout faire très vite.

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Paris Faces: Est ce que tu peux présenter ce qu’est le Paris New York ?
Rudy:
C’est l’idée de faire des petits burgers-joint de quartier avec les burgers les plus qualitatifs possibles et une ambiance cool. On veut pas du tout être une chaîne. Je pense qu’on a une équipe hyper chouette et l’accueil fait complètement partie du truc. Donc petit burger-joint de quartier sans prétention, mais on essaie quand même de faire le max. C’est à dire que ça nous fait chier quand on nous dit que c’est pas bien (rires).

Paris Faces: Tu regardes un peu ce que disent les gens, les commentaires ?
Rudy: Tous les jours. Je les reçois sur mes emails. On les lit tout de suite et on transfère aux directeurs des restos. Et je réponds à chaque commentaire positif ou négatif. Ça me prend un temps de fou, un temps de malade. On regarde tout, on répond à tout parce que c’est important. Les gens prennent le temps de t’écrire ou de te mentionner, donc c’est la moindre des choses. Prendre 1 minute de ton temps pour répondre.

Paris Faces: Mais les critiques négatives tu n’en as pas souvent, si ?
Rudy: Les critiques négatives c’est vrai qu’on n’en a pas souvent. Donc c’est plutôt cool. C’est de manière générale hyper positif. Après la restauration c’est un métier humain, donc ça peut arriver qu’il y ait des petits ratés. On n’est pas une machine. Mais ça c’est surtout grâce aux gars, les équipes sont incroyables.

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Paris Faces: Le 1er PNY il a ouvert quand ?
Rudy: Le 10 décembre 2012. Ca fera 3 ans cette année.

Paris Faces: Et qu’est-ce qui a changé entre le 10 décembre 2012 et aujourd’hui ?
Rudy: C’est moins le bordel (rires). En fait, c’est un peu moins le bordel, mais on en a gardé un petit peu. Je pense on est devenu pro à 80% mais on a gardé 20% de Funkyness, qui un peu notre touch maintenant. Il y a toujours un petit truc un peu à l’arrache. Par exemple, la tenue de Carmen postée sur Instagram. Je ne sais pas si t’as vu mais il n’y a pas de dress code chez PNY. Entre le camping et le camp de réfugié.

Looks like dresscode is an option @ pny… #vienscommetues #pny #putainfaitchaud #coolstaff #coolburgers

Une photo publiée par Rudy (@paris_new_york) le

Paris Faces: Si t’avais pas fait de la restauration, qu’est-ce que tu aurais fait?
Rudy:
J’aurais fait de la musique ou j’aurais créé une marque de fringues. Soit producteur/ingé son. Ou bien l’hôtellerie aussi. Mais la restauration c’est cool.

Paris Faces: Est-ce que tu peux nous dire quelques mots à propos du nouveau PNY Marais ?
Rudy: L’idée c’était de vraiment casser les codes avec les deux autres lieux PNY. Et nous, surtout de nous amuser. Dupliquer un concept c’est pas intéressant. Quartier hyper féminin, frais, un peu “miami-esque”. C’est un petit bout de Paris ultra connecté au monde. Ca nous faisait penser au folklore de Miami Art Basel.
Le principe du lieu c’est la couleur, les néons roses et verts. On a un problème avec les néons, on adore ça ! Et puis, personne ne fait un resto comme ça. On s’est inspiré Miami, rose et vert. Quand tu regardes le beach-front de Miami le soir, t’as ces deux couleurs. C’était un petit clin d’oeil.

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Paris Faces: Qu’est-ce qui se passe avec les toilettes du PNY ? Tout le monde se prend en selfie… POURQUOI ?
Rudy: On s’est pas dit qu’ils allaient faire des selfies mais c’est vrai que ça fonctionne très bien. On attend les selfies un peu crades maintenant (rires), il y en a bien un qui va se chauffer un jour. Sinon, pour la bande son “Scarface”, on trouvait que ça marchait très très bien. La bande-son par Giorgio Moroder est magnifique.

Paris Faces: Pourquoi avoir choisi le nom “Paris New York” ?
Rudy: Un an de travail pour trouver le nom. On n’y arrivait pas. Tu penses à tout, t’as des brainstorm de merde. On trouvait que des noms de merde. Et j’ai dit à mon associé “Franchement on a qu’à appeler ça Paris New York, en plus ça fait Pee-n-why, c’est marrant”. Et puis c’est le 1er vol transatlantique, Paris – New-York. Le 1er vol c’était pas Montpellier-Philadelphie (rires).

Paris Faces: Tu peux nous présenter un peu la carte du PNY ?
Rudy: L’idée c’est de faire des vrais burgers. On n’aime pas l’idée de burgers hyper sophistiqués, à la con, à foutre de la courge dedans ou des trucs chiants. Un burger c’est trash, c’est cochon. Je bouffe, je m’en fous partout. Il faut que ça soit cochon. Le burger healthy et PNY c’est antinomique. On n’aime pas non plus les trucs trop prétentieux, bistronomiques, cuisine de chef. Donc recettes simples, inspirées de grands classiques américains mais bien faits !

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Paris Faces: T’as un burger préféré à la carte ou tu les aimes tous ?
Rudy: Non, non on a tous un préféré.. Moi c’est le cowboy, il est canon. Cowboy c’est steak, cheddar de 9 mois, sauce BBQ, onion ring fait à la levure de bière – ça défonce, confits d’oignons. Il n’y a pas de salade dans celui-là, surtout pas. Et du bacon. Lui c’était un spécial, n°1 en deux semaines. Et quand on l’a supprimé de la carte, on s’est fait insulté. Du coup, il est revenu à la carte “The return of the cowboy”.

Paris Faces : Est-ce que tu peux nous parler du burger froid uniquement proposé au PNY Marais ?
Rudy: C’est “L’Indochine, Mon Amour”. C’est un petit spécial qu’on avait fait l’été dernier en collaboration avec le blogueur Dorian. Et on s’est dit qu’on voulait le proposer qu’ici. Mais il est destiné à rester à la carte.

Paris Faces : Est-ce que tu arrives à avoir une vie perso à côté de ça ?
Rudy : Je fais pas mal de sport. Mais la vie perso, j’ai un peu du mal à la caler.

Paris Faces : Et la 1ère chose que tu fais le matin ?
Rudy : Je ne fais pas de première chose le matin. Ca change à chaque fois. En fait le matin, je me réveille et je saute de mon lit comme s’il y avait le feu. Et je me casse et GO quoi.

Paris Faces : Ca ressemble à quoi une journée-type de Rudy Guénaire ?
Rudy: Il y a pas de journée type. Et d’ailleurs le jour où il y aura une journée-type, là ça sera la fin.

Paris Faces: La plus belle critique que l’on pourrait te faire à propos du burger ?
Rudy : Qu’il est cochon.

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Paris Faces : À titre perso, il y a des réseaux sociaux que tu utilises plus que d’autres ?
Rudy: Instagram c’est clair. Facebook c’est vraiment le Moyen-Âge. Tu ouvres, t’as que des pubs.. Instagram c’est cool, j’aime bien. Ça permet de connecter avec plein de gens qui sont “visuels”.

Paris Faces : Quels sont les futurs projets ?
Rudy : J’ai vraiment un problème de mémoire. Tout ce qui s’est passé, j’ai déjà oublié. On aimerait bien aller dans l’hôtellerie. Notre rêve c’est d’ouvrir des hôtels dans des villes cools avec des gens cools.

Paris Faces : Est-ce qu’il y a une question que je ne t’ai pas encore posée et à laquelle tu voudrais répondre ?
Rudy :
Tu aurais pu me demander “Comment ça se fait que le staff est hyper cool au PNY ?” Les gars te font confiance, ils travaillent, ça se passe bien. Ils ont réussi à créer une ambiance familiale. Des gens avec qui on partage les mêmes valeurs. C’est le truc dont je pense on est le plus fier ! Le staff c’est vraiment notre priorité. Et aussi on n’a pas parlé de mon associée mais elle est chouette, elle est vraiment incroyable. Graffy. Elle est fascinante, elle fait un travail qui est phénoménal. Donc voilà c’est bien qu’on la mentionne.

Paris Faces : Si tu devais désigner la personne pour le prochain portrait ?
Rudy : Un entrepreneur cool qui a rejoint sa copine sur son projet. Maxime Brousse. Il a une patate hallucinante et un côté playboy assez rigolo. Son projet c’est Brocante-lab. C’est une brocante en ligne. C’est canon. C’est un mec hyper fort pour connecter avec des gens hyper smarts. C’est aussi un compagnon de sport, quand il n’est pas blessé.

Paris Faces : Dernière question, ça va t’as passé un bon moment ?
Rudy: Ah oui carrément. En plus il fait beau (rires).

 

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PNY Marais

1, rue Perrée, Paris, 75003

Lundi-Vendredi : 12h-15h 19h-23h30
Samedi et Dimanche : 12h-16h 19h-23h30

01 42 71 23 08

Sur Instagram: @Paris_New_York
Site : Paris New York
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JohnnyBGoode

Johnny B. Goode, pas tout à fait 30 ans, parisien et hyper-connecté (what a cliché !). Un (bon) goût prononcé pour les belles choses. Ex-CM en agence, désormais en charge des digital PR au sein d’une maison de luxe

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